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POUR CONTRER À SON NIVEAU LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

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reseaux de chaleur

Réseaux de chaleur

Les énergies renouvelables et de récupération ont une caractéristique commune : leur exploitation massive passe par les réseaux de chaleur. Evidement, isoler un bâtiment est a priori plus efficace mais tous ne peuvent pas l’être suffisamment, surtout au centre des villes, là où ils sont historiques.

D’où l’idée en Île de France de passer de 1 à 4 millions d’équivalents logements chauffés de cette façon et sa première formalisation en septembre 2008:  reseaux de chaleur DREIF-DRIRE grenelle

D’autres villes, la votre, peuvent s’emparer de l’étude-action menée de 2009 à 2012, dans la gouvernance à 5, Etat, élus, entreprises, syndicats, associations. Son objet a été rendu public en 2009 ; il est résumé dans cette fiche : fiche 8 chauffage urbain aux énergies renouvelables et de recuperation

L’étude-action a montré qu’à isolation constante, ce mode chauffage permet de diviser par 20 à 30 les émissions de gaz à effet de serre, de développer une économie fournisseuse d’emplois non délocalisables et si les élus en décide, de stabiliser les charges de chauffage en les désindexant des énergies fossiles : géothermie, biomasse et usines de traitement des ordures, sont sous le contrôle des élus locaux ou nationaux.

2 millions et jusqu’à 4 millions d’équivalents logements peuvent être ainsi chauffés, selon l’ampleur des politiques publiques mises en œuvre ; soit la moitié des 700 millions de m2 bâtis d’Île de France, écoles et bureaux inclus. Il faut seulement doubler pour la France  parce que la densité urbaine nécessaire fait que le potentiel de raccordement est moindre qu’en Île de France.

En France, 8 millions d’équivalents logements donc, sur 40, pourraient ainsi être progressivement raccordés à ce type de chauffage, au fur et à mesure du remplacement nécessaire des chaufferies des immeubles au fuel, au gaz… Un chiffrage sommaire montre que l’exploitation de ce potentiel permettrait de faire passer 5 milliards d’euros de la colonne importation d’énergies fossiles et déficit du commerce extérieur (67 milliards d’euros en 2012 avec un pétrole à 100 $ le baril) vers la colonne produit intérieur brut, compétitivité écologique, développement d’emplois non délocalisables et réduction de la précarité énergétique.

Le ministère a généralisé ce démonstrateur à la France, en laissant de côté quelques propositions. Le développement proprement dit des réseaux a néanmoins commencé. A la remise finale de l’étude-action, le Préfet de Région Île de France a écrit aux 100 maires franciliens concernés en leur fournissant un plan des réseaux et du potentiel de raccordement. Pour accéder à tous les documents : Démonstrateur réseaux de chaleur

Bâtiments

Deux axes stratégiques majeurs ont été identifiés pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre des bâtiment, fiche @d 6 deux axes stratégiques :réduire le besoin à la source en les isolant par l’extérieur ou décarboner les plus gros émetteurs par le chauffage urbain aux énergies renouvelables et de récupération. Se poser la question du comment faire sur son territoire est éclairant.

Pour isoler par l’extérieur logement, bâtiment d’entreprise, écoles, sans trop se tromper, ce n’est pas si facile :  40 questions réponses apporte des réponses aux propriétaires, grands et petits.  Copropriétés fournit un argumentaire et renvoie les cas échéant au chauffage urbain aux énergies renouvelables et de récupération. REV renvoie à un projet abouti d’isolation de maisons individuelles groupées,  logé dans l’onglet projets : projet REV

Une solution juridique simple a été validée par le ministère pour le maire et le propriétaire, quand l’isolation par l’extérieur entraine l’occupation du domaine public de la rue : fiche @d 10 ite domaine public ; tant qu’à isoler nos bâtiments, on peut aussi développer l’économie locale, bas carbone, et l’emploi : pour une synthèse sur les éco-matériaux, les filières chanvre et bois :  fiche 11 synthese eco-materiaux et le rapport complet  guide eco-materiaux; Maire, Président de collectivité territoriale, vous avez la main sur vos bâtiments, la fiche @d  9 bâtiments communaux, fournit quelques clés pragmatiques pour isoler les bâtiments publics détenus et enclencher une dynamique locale. Vous pouvez aussi mutualiser les actions des détenteurs de bâtiments publics sur une intercommunalité: la proposition sur Cergy-Pontoise faite pour le PCEAT peut vous inspirer : fiche action collectivités et établissements publics

Le chauffage urbain aux énergies renouvelables et de récupération a fait l’objet d’un grand projet démonstrateur à l’échelle de la région Île de France. Repris par le ministère, le démonstrateur a été étendu à la France. Pour aller directement au démonstrateur réseaux de chaleur

 

Déplacements

Le premier axe stratégique identifié consiste à réduire les besoins à la source, en rapprochant le logement de l’emploi, ou en développant des tiers lieux c’est à dire des bureaux partagés, multi-entreprises, sur les gares du domicile, évitant d’aller au bureau un ou deux jours par semaine.

Cela ne suffit pas, l’autre axe stratégique consiste à décarboner les plus gros émetteurs pour continuer à se transporter en émettant moins de gaz à effet de serre… et en faisant des économies

Un service internet de covoiturage, matérialisé par des lieux d’arrêt, permet de diviser au moins par deux les émissions au voyageur-km: le conducteur aujourd’hui seul et le premier passager co-voituré. Voir ci-après une offre structurée : bussophéric.

On peut aussi faire des économies et décarboner ses déplacements en passant de la voiture au vélo pour aller à la gare par exemple mais aussi pour la moitié de nos déplacements, ceux que nous faisons à moins de 3km. C’est la distance de pertinence du vélo et forcément, du vélo électrique qui efface les dénivelés : Projet vélo

Revisiter les lieux desservis par des infrastructures existantes et leurs fonctionnalités ouvre d’autres pistes d’action :

Du côté de l’offre finançable, fiche @d 15 bussophéric désigne un service de bus à haut niveau de service, à inter- stations supérieures à 2 km, cadencé comme un RER, sur la francilienne et des autoroutes radiales comme A4 par exemple. Sans file propre ou avec, selon les tronçons embouteillés, partagée dans ce cas avec les covoitureurs pour fluidifier le trafic.

A noter que le rapport keller a fait en son temps  (2009) un état des lieux sur les gares de France et leur territoire desservi. Le rapport a formulé des propositions dont les principales ont été ou pas mises en oeuvre: pour une note brute de décoffrage sur les enjeux stratégiques : enjeux gares  (5 pages). Contribution au rapport, cette note a le mérite de ne faire que 5 pages et de donner la mesure des décisions qui ont été prises depuis, la réforme ferroviaire notamment qui a coupé en deux le chemin de fer puis la réunification qui a suivi des années de dommages après. Une réforme évidente pour tout professionnel  pour faire fonctionner le système intégré qu’est le train sur des rails.

Les décisions qui restent à prendre en ce début 2021 ne sont pas minces; elles ne tiennent pas seulement à la crise que génère la civid 19 et ses variants.

En savoir plus avec une présentation du rapport  la gare contemporaine ; pour le rapport complet : rapport Keller ;

Atelier sud Île de France

Les Ateliers est une association qui organise des ateliers de créativité en Île de France, en France et à l’international depuis une trentaine d’année… http://www.ateliers.org/accueil

L’atelier francilien de 2014 s’est intitulé » territorialiser la transition énergétique écologique, urbaine et rurale, le cas du sud francilien ». De jeunes professionnels venus du monde entier ont planché un mois durant. Ils ont fait émerger des idées et des propositions d’action associant les acteurs locaux, à l’échelle d’un grand territoire.cahier de session light

Là s’arrête habituellement un atelier : Synthèse transition I (64 pages, 7,5 Mo) ; la synthèse des idées de l’atelier est faite par l’association, à charge pour les acteurs du territoire de s’en emparer ou pas. . Mais à cette échelle de territoire, la gouvernance n’existe pas. Au moment de l’atelier, cette convergence de vision, de stratégie, d’idées de projets est de papier.

Ce qui a conduit à organiser une synthèse pro-active avec 4 participants de l’atelier et les acteurs du territoire motivés par un passage à l’acte : CCI, CAUE, EPFIDF, SNCF, Veolia, et Chambre d’Agriculture, Conseil Général, Ministère, et de nombreux porteurs de projet parties prenantes ou croisés au fil de l’atelier : synthèse transition projets II  (96 pages, 4,9 Mo)

Synthèse pro-active de l’atelier, elle ne refait pas l’atelier mais en dresse une mise en forme projet, adossée aux porteurs de projet du territoire.

Le cahier des charges de chaque projet n’est pas complètement écrit mais en 4 pages, il est décrit, ainsi que ses enjeux, le constat, le lieu, pour qui il est fait et comment faire pour le lancer. Plus un ou des exemples pris sur le territoire ou ailleurs.

Un récit de quelques pages donne du sens à ce catalogue de 17 projets.

Pour une présentation  (9,1 Mo) ; pour les attendus, l’organisation et le budget :  organisation & budget ; et pour la lettre de mission des 4 participants revenus y travailler : projet de lettre de mission.

 

résumé @d aménagement durable

V20220829

Aller vers moins d’énergies fossiles, moins de minerais, plus d’intelligence collective pour un partage raisonné des espaces et des ressources naturelles, sur un chemin économique et social acceptable, dans le plaisir de vivre ; tel est le sens de l’outil @d aménagement durable. Construit par l’Etat en Île-de-France, validé par l’Association des maires Île-de-France, généralisé à l’Afnor et oublié… Mais documenté sur le présent site pour être généralisé aujourd’hui à la France.

Dans le milliard et demi d’euros du fond vert pour les collectivités locales, est-il possible d’en consacrer une trentaine de millions pour que les habitants, entrepreneurs et élus locaux connaissent gratuitement leur impact sur la planète là où ils vivent, là où ils peuvent en décider ?

Avec un outil fait par l’Etat, pour eux et qui va disparaître du site de l’état régional (DRIEAT), sauf contre ordre,  début septembre 2022.

C’est pourquoi l’outil est décrit dans ses différentes dimensions p91-102 de l’essai « Penser la menace climatique, le temps des solutions » Editions de l’Aube : https://agirlocal.org/cp-penser-la-menace-climatique/

Et la documentation détaillée (2008-2012) pour le sortir de l’oubli est présentée ci-après : 

Il a été inventé en Île de France,  fiche 0 @d aménagement durable, puis généralisé à la France  fiche_@d_France  Seuls les indicateurs franciliens ont été calculés par les services de l’Etat.

Île de France :

Le cœur de l’outil est constitué d’un double-tableau-de-bord  territoire et projet, qui permettent de quantifier l’impact de tout projet sur notre territoire communal ; et par conséquent de faire le tri entre l’efficace et l’accessoire, de choisir des actions, des projets locaux dont on puisse décider.

Chaque tableau comporte 10 à 12 lignes d’actions et d’indicateurs, choisis puis validés par un millier d’acteurs franciliens: techniciens, élus, associatifs, entrepreneurs. Simples à utiliser, robustes, les indicateurs pointent l’essentiel, ne fixent pas d’objectifs, permettent aux acteurs locaux de mobiliser leur capacité d’initiative, leur créativité, leur professionnalisme.

L’outil est accessible gratuitement sur internet, fourni en particulier des indicateurs pour chacune des 1300 communes d’Île de France ; exemple de portrait : Cergy-Pontoise ; pour fabriquer celui de votre territoire: accès aux indicateurs. Vous pouvez aussi fabriquer votre tableau d’indicateurs d’un regroupement de communes de votre choix : ad_calculateur_v12

L’outil a été enrichi de 18 fiches actions, téléchargeables ensembles . Pour développer une vision partagée, ce que les élus appellent l’acceptabilité et passer, enfin, à l’action, la maison carbone peut contribuer. Voir son cahier des charges et une  présentation. Pour en savoir plus : benchmarking européen

Et tant qu’à construire du neuf, qui n’est pas l’enjeu majeur, autant l’utiliser : un retour d’expérience a été organisé avec 200 acteurs franciliens sur les éco-quartiers faisant effet de levier organisé sur leur territoire tel qu’il est : effet de levier ecoquartiers

Le Maire est un acteur clé de la démarche à engager avec les habitants et les entreprises de la commune. D’autant plus que l’enjeu principal est la réinvention écologique de la ville et de la campagne dans lesquelles nous vivons aujourd’hui.

Une fois ces visites du site effectuées, par où commencer vous aidera à utiliser pragmatiquement cet outillage sur votre territoire.

Et si par contre vous voulez d’abord en savoir plus, vous trouverez une explication détaillée de l’origine de l’outil dans P-@d amenagement durable nov 2009 (36 pages au format A5). Et pour en savoir encore plus, voir la méthode de calcul des indicateurs : methodologie_indicateurs_ad

France :

A la demande du Ministère, de l’ADEME et de l’AFNOR, l’outil @d aménagement durable a été généralisé à la France, deux ans durant, par une commission AFNOR. Synthèse : fiche_@d_France ;

L’outil résultant comprend :

          – 5 questions-réponses aux enjeux du développement durable ; autant de raisons de s’engager pour traiter les six enjeux majeurs planétaires identifiés : changement climatique, biodiversité, économie durable, bien-être, ressources naturelles, nuisances et risques ;

           –  Une méthode synthétisée par deux tableaux de bord : 15 lignes d’actions et indicateurs associés permettent de choisir et décider en conséquence des moyens humains et financiers à affecter aux différents projets ;

        – Un processus de management des projets d’aménagement durable en 4 étapes : émergence, études, réalisations, gestion urbaine.

Pour accéder au document complet : Territoires et aménagements durables  (32 pages au format A5) ; à une présentation ppt détaillée des indicateurs faite au commissariat général au développement durable du ministère : présentation au CGDD ; à une présentation argumentée plus générale de l’outil, faite en octobre 2012  à Lille :  LILLE

Vous avez jusqu’à fin septembre 2022 pour en apprécier pleinement l’utilité sur le site de la DRIEAT : https://agirlocal.org/acceder-aux-indicateurs-et-cartes-de-chacune-des-1300-communes-franciliennes/

Maison carbone

La transition se fera, ou pas, sur nos territoires comme ils sont : occupés, à la culture installée, aux organisations, entreprises missions et comportements à forte inertie, de longue durée.

Changer le métabolisme des territoires demande que l’on se parle sur les territoires.

La création d’une maison carbone, à l’initiative des élus, est un projet clé pour changer le métabolisme d’un territoire : un lieu pour réfléchir et agir ensemble, un lieu d’information et de mise en relation locale de l’offre et de la demande, relais territorial du plan climat énergie, observatoire des émissions carbone, de la biodiversité… Générateur de décisions durables, ce lieu est conçu comme une généralisation des espaces info-énergies à tous les enjeux et tous les acteurs du développement durable : fiche @d-3-maison-carbone

Constituée en point d’entrée unique pour tous les acteurs du territoire – élus, chefs d’entreprises, bailleurs et particuliers – la maison carbone répond aux enjeux de la lutte contre le réchauffement climatique mais aussi des autres enjeux du développement durable.

En tant que tel, ce lieu d’échange et de coopération, local, est une généralisation des espaces info-énergie de l’ADEME.

La maison carbone a fait l’objet d’une réflexion avec Paris-I la Sorbonne, puis d’une réflexion sciences po Paris, assortie d’un bench mark maison carbone avant d’être l’objet d’un cahier des charges à disposition.

Pour une présentation :  Maison Carbone Présentation ; pour une fiche de synthèse : synthese maison carbone

 

Démonstrateur réseaux de chaleur

Le rapport final et complet (252 pages) pour l’Île de France est téléchargeable ici  ou sur :

http://www.driea.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Reseau_de_chaleur_IdF_2012_Rapport_final_cle732167.pdf

Et le volet juridique, forcément national, est résumé dans cette fiche :Fiche 18 cadre réglementaire des réseaux de chaleur

Le site du CEREMA où ont été ensuite logées les résultats et l’expertise ainsi acquise regorge de données, disponibles par intercommunalité, par commune, et au plan national ; pour un accès aux cartes : http://reseaux-chaleur.cerema.fr/cartographie-reseaux-chaleur-en-ile-france ; l’intitulé de la carte clé est : densités thermiques et tracés des réseaux de chaleur : http://carmen.developpement-durable.gouv.fr/18/densite_thermique.map ; pour un accès à la fiche action réaliser un état des lieux des réseaux de chaleur à l’échelle régionale : http://reseaux-chaleur.cerema.fr/category/fiches-2/fiches-action ; et pour un accès à l’enquête nationale 2013 qui donne des chiffres précieux pour comprendre : http://reseaux-chaleur.cerema.fr/enquete-nationale-2013-du-chauffage-urbain-et-de-la-climatisation-urbaine

Si vous voulez y voir clair sur la méthode de développement des réseaux de chauffage aux ENR&R, je vous recommande ces fiches simples, issues du démonstrateur (et qui n’ont pas été validées par la DRIEE). Elles portent sur

Et pour une méthode plus détaillée, établie par l’association Amorce et l’Ademe en 2012 : schema_guide_creation_reseau_chaleur_ademe-amorce

Dans la continuité de ce démonstrateur, des propositions ont été faites, non suivies d’effet à ce jour, (décembre 2015)

Propositions argumentées : note suites à donner rcu sn

Pour un plan d’action d’envergure nationale :  note driea proposition de plan d action

Elles se résument à :

Mettre en place, un plan d’approvisionnement régional avec le réseau de chaufferies et la logistique urbaine associés ; et une gouvernance à 5 permanente : Etat, élus, entreprises, syndicats, associations.

Elles demandent aussi des dispositions législatives : le comptage individuel réel et la transparence des contrats de délégation de service public élu-opérateur, un abonnement utilisateurs plafonné type eau et la convergence du prix du GWH livré, sur 10 ans par exemple, la distinction réseaux-producteurs-distributeurs pour faciliter l’interconnexion des réseaux.

En cas de remplacement de chaudière d’immeuble fuel ou gaz, une obligation de raccordement au réseau de chauffage, au delà d’un seuil d’émissions, serait déterminante. Elle laisserait, en effet, ouverte la possibilité de trouver d’autres solutions de chauffage ou d’isolation.

Enfin pour la conclusion régalienne de ce démonstrateur, voir notamment le schéma régional climat énergie : 2012-12-06-fiche-comite-driee-driea

 

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tiers lieux

Tiers lieux

Ni le domicile, ni le bureau, ce sont des troisièmes lieux, des bureaux partagés, multi-entreprises, à proximité de votre domicile, sur votre gare de départ au travail ou près de votre entreprise.

Pourquoi faire ?

En Île de France, nous sommes 30% à travailler dans notre commune de résidence, nous étions 50% dans les années 80. Ce n’est pas un hasard : 70 communes (sur 1300), concentrent 70% de l’emploi régional. Résultat : un million d’actifs résidant en deuxième couronne sortent chaque jour de leur commune pour aller travailler à Paris et en première couronne, pour moitié en voiture, pour moitié en train.

Des tiers lieux localisés près de leur lieu de résidence permettraient à une partie d’entre eux, de travailler près de chez eux, une, deux fois par semaine. A Cergy-Pontoise plutôt qu’à la défense par exemple.

Est-ce imaginable ? Il y a un précédent en France : selon deux enquêtes distinctes, 11% des salariés français télé-travaillent officiellement à domicile :

  • leur productivité y est 15 à 25% plus élevée qu’au bureau, l’absentéisme diminue de 5,5 jours par an ; au bénéfice de l’entreprise
  • le salarié gagne en moyenne 1h30 par jour, l’utilise à moitié pour dormir plus et à moitié pour s’occuper mieux de sa famille ; au bénéfice du salarié et de sa famille,

Résultat : le taux de satisfaction du salarié, de son chef direct et du patron de l’entreprise est de 96%.

Les franciliens de deuxième couronne économiseraient en moyenne deux fois 70 minutes par jour d’utilisation d’un tiers lieu, soit environ 2 heures gagnées et autant de stress, une à deux fois par semaine : l’équivalent de 1 à 2 jours de congé par mois, avec l’effet sur la qualité de vie, la santé et la productivité au travail qui en découle.

Dans les pays anglo-saxons ils sont 25% à télétravailler, chez eux ou en tiers lieux et le pourcentage monte à 38% dans l’Europe du Nord. Amsterdam est la référence en la matière.

A 20% du million d’actif francilien, un à deux jours par semaine, ce sont 50 000 à 100 000 postes de travail répartis sur une centaine de gares SNCF (sur 383 en Île de France) qui sont nécessaires.

Ils contribueraient à diminuer la fréquentation des trains surchargés à l’heure de pointe et vides aux heures creuses, au bénéfice de tous les franciliens. Ce que les voyageurs de la vie quotidienne appellent l’effet mercredi, le jour de la semaine où les enfants ne vont pas à l’école et les parents un peu moins au travail.

Des tiers lieux pour gagner du temps mais il va de soi que de tels lieux sont tout aussi utilisables par les entreprises voisines, par une start up, pour un projet à plusieurs, par une profession libérale, ou une grande entreprise ; pour échapper à la contrainte d’un bail 3-6-9, partager les ressources des membres, bénéficier ponctuellement d’une grande salle de réunion ou inviter ses clients proches à découvrir son offre. Au bénéfice de toutes les entreprises voisines

De même que les élus peuvent y trouver matière à animation locale, en journée mais aussi le soir ou en week end ; au bénéfice du développement du territoire et de leurs administrés.

Dans cet esprit, la SNCF a lancé des appels à manifestation d’intérêt successifs, pour sélectionner des opérateurs privés,- promoteurs-investisseurs-gestionnaires-, pour leur proposer 21 premiers sites d’accueil de ces lieux (au 26 janvier 2016), aux quatre coins de l’Île de France, sélectionnés avec l’accord des élus.  synthèse à fin juin 2016

Typiquement, ce démonstrateur est transverse : il ne demande pas d’inventer de nouvelles technologies, par contre il demande la convergence de décisions de 4 types d’acteurs :

  • des opérateurs privés de tiers lieux pour les construire et les gérer avec profit,
  • des collectivités territoriales qui accueillent ces lieux sur leur territoire et gagnent en développement local, économique et social,
  • des entreprises qui payent pour leurs salariés et gagnent bien être au travail et productivité en retour, ou utilisent des locaux et services partagés : grandes salles de réunion, video conférence, lieux de formations, d’animations…
  • SNCF qui a fabriqué le système de réservation des places dans ces lieux (un tiers lieu n’est jamais qu’un TGV immobile), se rembourse sur les réservations et offre un meilleur niveau de service à ses clients.

Tout le monde y gagne mais le projet est quand même compliqué à développer : il se réalise par un engagement progressif des parties, en plusieurs tours, chacune prenant un risque supplémentaire à chaque tour, au vu de l’engagement des autres.

Si le démonstrateur SNCF n’est pas encore inscrite dans le dur en ce début 2016, les acteurs et les éléments de services sont en place :

  • une vingtaine d’élus ont pris position par écrit, pour développer de tels lieux sur leur territoire,
  • plusieurs grandes entreprises se réunissent depuis 18 mois au sein d’un club, pour contribuer à construire ce projet francilien ; elles emploient 100 000 salariés en Île de France
  • des opérateurs des lieux mais aussi des lieux se développent,
  • SNCF a créé le système de réservation et porté le projet dans une offre marketée, dans le cadre de sa stratégie de services aux clients, porte à porte.

Pour accéder à tous les documents : démonstrateur tiers lieux Ile de France

 

 

Les 7 videos de présentation (15mn24)

Moins d’énergies fossiles, moins de minerais, plus d’intelligence collective, pour un partage raisonné des espaces et des ressources, selon un chemin économique et social acceptable, de préférence dans le plaisir de vivre : mais comment ?

A qui se fier pour y voir clair ? y a -t-il des outils pour traduire les ppm des scientifiques en vie de tous les jours ? Des actions faciles qui font gagner de l’argent, être en meilleure santé, diminuer les émissions de gaz à effet de serre ?  Des projets locaux, à faire seul ou ensemble, comme bénévole ou professionnel ? Des projets démonstrateurs, reproductibles de nombreuses fois,  pour contrer à son niveau la menace climatique ? Essayez agirlocal.org

et si la video n’est pas à votre rythme, lisez le texte de survol du site.

5 questions clé à votre député

5 questions pour évaluer la capacité de votre député à contrer la menace climatique.

  • Le changement climatique est-il naturel ou les hommes en sont-ils la cause ?

Selon les scientifiques du climat, la probabilité que ce soit l’humanité qui fabrique la menace climatique est de 98%, autant dire une certitude. Posez lui la question ; s’il dit le contraire, vous avez des questions à vous poser. Nous sommes le problème, nous sommes la solution.

  • Existe-t-il un thermomètre du climat qui permette de mesurer l’urgence climatique ?

Depuis 1958, une station scientifique à Mauna Loa (Hawai), loin de toute émission parasite donc, mesure la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ; nous avons dépassé 408 ppm ce mois de juin 2017; à 3 ans d’ici nous aurons franchit le déclenchement du réchauffement de 1,5°C ; passé 450 ppm, les 2°C de réchauffement sont irréversibles. A la vitesse à laquelle l’humanité émet et accélère ses émissions, nous franchirons ces 450 ppm au début des années 2030. Si votre députét fait des discours et des plans à l’horizon 2050, 2100, c’est comme si votre médecin vous expliquait ce qu’il fera pour vous après que vous ayez passé les 42° de fièvre.

  • Faut-il faire des bâtiments à énergie positive, des éco-quartiers, des lignes de transport nouvelles ou changer la ville et le territoire tels qu’ils sont aujourd’hui ?

A raison de 1% de neuf par an, à 15 ans d’ici, 85% des m2 bâtis seront ceux qui existent aujourd’hui ; avec les nouvelles réglementations thermiques, 95% des émissions de gaz à effet de serre seront le fait de nos territoires tels qu’ils sont aujourd’hui. Le neuf n’est pas un enjeu. L’enjeu est la réinvention écologique, énergétique de nos villes et campagnes qui sont sous nos yeux : la réinvention de leur métabolisme. Par la permaculture par exemple et bien d’autres actions, projets, démonstrateurs. Qu’en dit votre député ?

  • Qui peut décider de changer ce métabolisme des villes et des territoires ?

Nous : en France nous sommes 30 millions de décideurs, autant que de ménages, de propriétaires de voitures, et parmi nous d’entrepreneurs et d’élus. Notre force est considérable, encore faut-il connaître notre impact sur la planète, seul ou localement pour y voir clair et choisir les actions, les projets les plus efficaces. Nous avons besoin d’informations, de données publiques fiables, simples, gratuites, à la commune. Là où nous pouvons en décider. Les émissions de CO2 par exemple. Votre député a-t-il identifié les décideurs que nous sommes et la force de changement que nous pouvons constituer s’il s’en occupe ?

  • Que propose votre député ?

La COP 21, les politiques et lois nationales, les grandes régions, sont nécessaires, pas suffisantes. La nourriture, les éco-matériaux, les éco-énergies poussent à la campagne et sont consommés en ville. Là, nous pouvons penser global et agir local. Votre député s’occupe-t-il de vous fournir un cadre, des informations publiques, une organisation et un financement pour que vous puissiez bâtir des projets locaux efficaces avec les autres habitants, entrepreneurs, élus locaux?

Si vous souhaitez renforcer votre argumentaire, allez sur la rubrique y voir clair pour les enjeux climatiques, la rubrique outils pour des données publiques à la commune, et les rubriques actions, projets, démonstrateurs pour des projets locaux efficaces. Voir aussi l’article transition Grand Paris qui vertèbre cette proposition d’articuler les injonctions nationales et les initiatives locales ; et prône une émergence financée des initiatives locales dans un cadre organisateur.

Et si rien ne bouge, prenez l’initiative. Nous sommes 30 millions de familles, d’entrepreneurs, d’élus locaux.

À propos

Alors que 3 jeunes sur 4 sont angoissés par l’avenir climatique, 26 COP et plusieurs lois transitions nationales n’ont pas réduit nos émissions de gaz à effet de serre.
Il reste 10 ans pour écarter la menace climatique et une voie que nous n’avons pas empruntée : l’action locale, méthodique, outillée, massive, là où nous vivons, là où nous pouvons en décider.
La classe moyenne et supérieure mondiale -qui émet 80% des gaz à effet de serre- tient son avenir entre ses mains.
A l ‘expérience, réduire ses émissions fait gagner du pouvoir d’achat et du bien-être, crée de l’emploi près de chez soi, réduit les inégalités et crée une nouvelle forme de démocratie dans l’action. De quoi maitriser notre avenir dans le plaisir de vivre.
Si Copenhague est en passe de réussir zéro émissions carbone, pourquoi pas nous ?

Acquis et intentions 2016

Raccourcis